jcM par moi-même
Je suis né à Brive-la-Gaillarde en 1966. Je me souviens d’un téléviseur noir et blanc qui diffusait les images des premiers astronautes marchant sur la Lune, en 1969. Depuis, je rêve de marcher sur la Lune ou toute autre planète…

Plus tard, sur Terre, une enfance joyeuse, curieuse, dans une campagne bourguignonne propice à bien des découvertes. J’ai développé mon goût pour les voyages tout prêt de chez moi : dans les vagabondages sur les routes et les chemins de l’Auxois, dans les lectures et les rêveries qui me projetaient loin, très loin de chez moi. A 10 ans, je m’imaginais au volant d’une Land Rover défraîchie, caméra au point, sur les pistes africaines… Mes parents m’offrirent mon premier appareil photo. Pour l’Afrique, j’attendrais.
Le lycée m’ennuyait en général, mais j’y ai découvert Montaigne, Freud, la philo, les sciences humaines, et quelques réponses à mes questions sur la nature humaine. Qui appelaient évidemment d’autres questions. Après le bac et une hésitation entre école de cinéma et études sérieuses, ce fut logiquement le temps des apprentissages à l’université : la psychologie, l’ethnologie, l’anthropologie préhistorique, la linguistique… Connaître, comprendre !
Dans les années 80, on commençait à peine à s’intéresser à la pluridisciplinarité en France, alors que des courants américains exploraient les passerelles entre les disciplines des sciences humaines et sociales depuis les années 60. J’aimais cette démarche, et j’aimais passer de la psychologie clinique à l’étude de l’hominisation, de l’inventivité narrative d’un Malinowski à l’aridité conceptuelle d’un Piaget. Je voyageais un peu en Europe. Je photographiais. Entre les grands singes et les humains, mon cœur balançait..
Une maîtrise de psychologie suivie d’un DEA d’anthropologie, il était à présent temps de faire ses preuves ! De 92 à 97, j’ai passé quelques mois par an au Mali (l’Afrique, enfin !), pour un chemin initiatique qui me fit docteur en ethnologie de l’Université de Nanterre en 98, sous la direction d’Andras Zempléni. J’ai beaucoup appris, j’ai souvent eu le sentiment de ne rien comprendre. La connaissance est perverse, elle repousse toujours les limites.
Entre deux voyage d’étude au Mali, j’ai gagné un temps ma vie comme surveillant dans le lycée d’une petite ville de Provence.
J’ai commencé à photographier des spectacles de danse contemporaine en 92 et j’en ai fait une seconde activité professionnelle jusqu’en 2005. Cette double formation à la pratique photographique et aux méthodes de l’ethnographie, ainsi que la fréquentation des milieux artistiques aussi bien que scientifiques, ne sont pas étrangères à la création d’ethnomedia.
Formé à l’observation par ma discipline scientifique, au cadrage par ma pratique de la photographie, au va-et-viens entre art et science, j’étais devenu critique à l’égard des méthodes classiques de l’ethnographie. L’université me semblait lente, l’ethnologie poussiéreuse, dans un monde qui leur échappait. A vouloir analyser, conceptualiser et comprendre, le chercheur perd parfois le sens de la réalité et la réalité elle-même. Il faut alors modifier le point de vue, décaler le regard, focaliser différemment, imaginer une nouvelle composition. Il y a des moments où l’on souhaite aller vite, être libre, pour essayer de rattraper sa propre silhouette à quelques pas devant soi ! J’étais à l’un de ces moments.
En 2000, je proposais à Andras, alors directeur de recherche au CNRS, et un autre ethnologue, Jacky Bouju, de créer une association dont la vocation serait de favoriser le développement de l’anthropologie visuelle, en expérimentant de nouvelles formes de métissage entre ethnologie et images. En autorisant le flirt, encore mal vu il y a dix ans, entre l’art et la science, le sensible et la connaissance. Ethnomedia était née. Un peu une seconde naissance pour moi…
Aujourd’hui, Ethnomedia et moi avons a dix ans.
Si tu m’crois pas hé !
jcM
Si vous souhaitez me suivre sur Facebook, c’est ici


2 Commentaires
1 | jacqueline Cousty a fait un commentaire :
mais je te crois.
Trés beau commentaire de ta vie bien remplie de belle choses et de tout ce savoir .
Avant d’ aller marcher sur la lune il faut s’occuper de notre planete et je crois que de se coté tu y mets tout ton coeur.
Trés jolie photo d’Afrique je suis sensible.
2 | jcM a fait un commentaire :
On l’aura compris, ma Tantine aime ce blog ! En toute objectivité.
Merci chère Tante !